Caroline Vallet est Post doctorante au Centre internationale de criminologie comparée (CICC) de l’Université de Montréal.
Le Web 2.0, comme la plupart le savent, peut être comparé au Yin et au Yang de la philosophie chinoise : un côté blanc, lumineux qui nous permet de communiquer, de partager, d’échanger, d’apprendre, d’avoir une autre vision du monde, et un autre côté noir, sombre qui est le domaine de la criminalité, pas toujours professionnel.
Finalement, il n’est que le pâle reflet du monde réel qui a également ces deux facettes. Mais, pour les individus, cela semble plus facile à concevoir dans le monde réel que sur ce média. En effet, malgré les nombreuses campagnes de prévention contre les dangers du réseau Internet et les outils mis à la disposition du public (par exemple : le Centre canadien de la protection de l’enfance, le Guide des droits sur Internet), il y a encore beaucoup de personnes, mineurs et adultes, qui ne réalisent pas qu’il est possible par exemple de faire de mauvaises rencontres, voire de se retrouver victime de fraude. Comme dans le monde réel, les individus doivent se méfier et ne pas montrer autant de confiance dans ce média. L’aspect ludique paraît trop souvent l’emporter sur la sécurité. C’est pour cette raison qu’il est primordial d’éduquer la population aux conséquences néfastes que tel ou tel comportement peut leur amener. Il est important qu’ils se rendent compte que le fait d’être derrière un écran ne les protège pas contre les intrusions et les personnes malveillantes.
L’éducation doit se faire aussi bien au niveau des parents que des enfants. En effet, les parents souvent ne connaissent pas les risques que peuvent avoir certains comportements sur leurs enfants, qui eux-mêmes ne réalisent pas qu’ils adoptent un comportement à risque. D’ailleurs, il serait peut-être judicieux de prévoir, comme n’importe quelle autre matière, un cours relatif aux dangers susceptibles d’être rencontrés sur le Web, aussi bien au niveau primaire comme secondaire, voire même à l’Université. Sans jouer sur la peur et l’hystérie liée à certaines infractions, telles que celle de pédopornographie, il n’en reste pas moins qu’il s’avère nécessaire aujourd’hui d’apprendre aux gens ce qu’il est préférable de faire et de ne pas faire lorsqu’ils se connectent sur Internet.
Le ministère de l’Éducation devrait peut être intervenir pour créer un cours relatif aux dangers que peuvent entraîner certains comportement sur Internet en traitant de différents thèmes, comme la protection de la vie privée, la fraude, les infractions à caractère sexuel. Cela éviterait que certaines personnes se retrouvent à parcourir toute la province d’école en école pour faire de la prévention, sans moyens et sans aides.












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Commentaires
1. vendredi 16 juillet 2010 par Slot
2. vendredi 3 septembre 2010 par Noémie
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