Le Web 2.0 est souvent présent dans les manchettes de la presse en raison de plusieurs faits divers, alors qu’il est la plupart du temps qu’accessoire à l’infraction commise. Pourtant, il se retrouve fréquemment sur le banc des accusés. Voici quelques exemples :
Le premier concerne l’affaire qui se déroule à Edmonton, actuellement devant les tribunaux. Pour résumé brièvement les faits tels que relatés par la presse, il s’agit du procès d’un jeune homme qui semble avoir voulu imiter le personnage de la série télévisée « Dexter » qui relate l’histoire d’un tueur en série. Il aurait alors décidé de devenir lui-même un tueur en série, dans un premier temps de manière virtuelle en tournant un court-métrage avec des amis, pour finalement, dans un second temps, le devenir réellement en trouvant ses potentielles victimes de manière totalement anonyme, par le biais du réseau Internet. C’est ainsi qu’il se serait visiblement inscrit sur un site de rencontres en se faisant passer pour une femme et ainsi trouver sa future victime qu’il aurait dépecé dans son garage. Quelque soit l’issu du procès, cette affaire relance encore une fois la question relative à l’impact du virtuel sur les personnes, et plus particulièrement la confusion entre l’espace virtuel et réel. Est-ce de la faute de la télévision ? Du Web ? Dans cette affaire, les technologies anciennes, comme nouvelles ont eu un rôle à jouer, celui de faciliter la commission de l’infraction reprochée, soit le meurtre au premier degré de la victime. En effet, elles paraissent avoir permis la création d’une vocation, celle de tueur en série, et de trouver plus facilement une victime. En aucun cas, le web a été à l’origine de l’infraction et le présumé auteur aurait certainement commis son méfait sans le biais de cette nouvelle technologie.
La deuxième affaire concerne le « passage à tabac » d’un élève d’une école secondaire de l’Escale près de Trois-Rivières. C’est l’histoire de jeunes qui ont essayé de récolter de l’argent pour payer un autre élève, afin qu’il aille frapper un nouvel élève âgé de 16 ans. Cette campagne de financement s’est déroulée en partie à l’aide du site de réseau social, Facebook. Là encore, le Web n’est qu’un moyen qui a permis de faciliter la commission de l’infraction. À aucun moment, cette nouvelle technologie en est la cause. Elle n’a que faciliter la diffusion de l’information pour obtenir le plus d’argent possible. Bien sûr, le site de Facebook qui est le plus important des sites de réseau social peut rassembler un nombre impressionnant de personnes, ce qui peut indéniablement avoir un effet encore plus négatif sur la victime, comme se fût le cas pour ce pauvre élève. Cependant, là encore, le site de réseau social n’a été qu’un élément secondaire à l’infraction. Il n’a été qu’un moyen parmi d’autres, par exemple celui de passer l’information dans la cour d’école.
La troisième affaire se passe en France. Il s’agit d’un jeune homme qui aurait tué une autre personne et se serait vanter de celui-ci sur son compte Facebook, ce qui aurait permit à la police de l’appréhender. Or, il se trouve que ce n’est tout à fait la vérité, même si la presse l’énonce de cette manière. Les journalistes, dans cette affaire, ont préféré mettre en avant le site de réseau social que les faits. En effet, lorsque nous nous attardons sur cette histoire, nous pouvons voir que c’est en réalité une jeune femme qui serait allée à la police le dénoncer. Finalement, l’aspect technologique se retrouve véritablement secondaire et ne servirait qu’à corroborer les faits. Pourtant, l’accent est mis sur cette nouvelle technologie par la presse qui alimente ainsi la crainte engendrée envers la NTIC.
Enfin, une vidéo où la réalité et la fiction se mêlent et provoquent la stupeur chez ceux qui l’ont vu. Il s’agit d’une vidéo mettant en scène le faux meurtre d’une jeune femme en directe sur le site de Chatroulette. Ce site permet « de discuter à l’aide d’une webcam en direct avec une autre personne, qu’ils ne connaissent pas, partout dans le monde, sélectionnée à l’aide d’une « roulette russe » électronique ». De ce fait, n’importe qui peut voir cette vidéo, comme le montre ce site qui montre l’effet de ce faux meurtre sur eux. Là encore, les NTIC sont utilisées comme moyen pour trouver des cibles potentielles et liées la vie virtuelle avec la vie réelle, mais surtout pour faire de la publicité en choquant.
En résumé, l’accent est mis sur le rôle des NTIC qui représentent dans bien des cas la justification aux comportements de certaines personnes et permet d’entretenir la peur, clairement alimentée par la Presse. Cette peur envers les NTIC n’est pas nouvelle. Dès qu’une nouvelle technologie apparaît, des mouvements de panique se forment. Pourtant, la technologie en tant que telle n’est ni mauvaise ni bonne, elle ne fait que ce que la personne lui demande de faire. Elle n’est que l’émanation du comportement humain qui reste le seul maître de la technologie. Par conséquent, même si ces différentes affaires ont eu des conséquences désastreuses dans la vie réelle des victimes, il n’en reste pas moins que les NTIC et plus spécialement le Web 2.0 n’ont été qu’un moyen à la commission de l’infraction. Ils n’ont que facilité sa commission, mais à aucun moment n’en ont été l’auteur. Finalement, ne faut-il pas avoir plus peur des utilisateurs que des NTIC en tant que telles ?













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Commentaires
1. vendredi 22 avril 2011 par Valentin
2. lundi 9 mai 2011 par E :: blogue etherciel
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