Suite à cette réunion, l’Icann a énoncé qu’elle reportait sa décision de créer cette extension. La raison serait un désaccord entre l’Icann et Governmental Advisory Committee qui ne serait pas très favorable à l’apparition de ce nom de domaine.

L’objectif de la création de ce nom de domaine est de rendre les sites pornographiques plus éthiques, responsables et identifiables, pour pouvoir ainsi plus facilement les filtrer et les bloquer, afin de préserver les enfants de ces contenus. Ceux qui sont en faveur de cette création avancent l’idée que cette mesure permettrait de protéger les mineurs de manière plus efficace, dont la lutte contre la pédopornographie, alors que ceux qui sont contre considèrent que cela ne ferait que banaliser la pornographie, voire l’augmenter et que cela favoriserait la censure. Dans tous les cas, la décision de créer un tel nom de domaine est de permettre un meilleur contrôle du contenu circulant sur le réseau Internet et ainsi bloquer plus activement les sites pouvant être préjudiciables pour les mineurs.

En outre, même si la question est de savoir s’il faut ou non créer un nom de domaine spécifiquement réservé aux sites pornographies, il n’en reste pas moins que ces derniers sont toujours plus innovant, afin d’augmenter leur clientèle. Par exemple au Japon, de nouveaux sites pornographiques entièrement créés numériquement ont été mis en ligne. Il ne s’agit plus de personnes « en chair et en os », mais d’avatars que l’utilisateur peut personnaliser moyennant de l’argent bien entendu. Une comparaison peut être faite avec le jeu « Second Life », mais cette fois-ci il s’agirait que de pornographie. D’ailleurs, le nom du jeu est assez explicite, puisqu’il se prénomme « VirtualSexClub ». Le jeu est très simple. L’usager crée son avatar, pour ensuite aller au gré de ses envies sexuelles. Après la création de jeux de guerre de plus en plus violents et réalistes et de jeux de gangsters où il est possible de maltraiter des prostitués, voici les jeux entièrement consacrés à la pornographie qui permettent virtuellement d’assouvir les fantasmes les plus fous.

Des dérapages peuvent subvenir, notamment en ce qui concerne les mineurs qui peuvent y avoir accès ou sur la création d’un avatar qui pourrait ressembler un peu trop à une personne de moins de dix-huit ans. En effet, la différence entre un avatar adulte et mineur peut parfois s’avérer difficile à effectuer. D’ailleurs, il ne faut pas oublier que le jeu « Second Life » s’est retrouvé confronté à ce genre de problème à plusieurs reprises. Des précautions doivent donc être prises et envisagées, afin d’éviter tout débordement à ce niveau, comme la vérification de l’âge telle que l’a adopté « Second Life », car de la pornographie qu’elle soit virtuelle ou réelle, reste de la pornographie, un contenu considéré comme préjudiciable pour les mineurs.