Renée-Claude Boisvert est étudiante dans le cadre du cours DRT 6903-A (Eloïse Gratton)
Le contenu d’un profil Facebook peut être utilisé comme argument de preuve en cour. Les articles 31.2 à 31.8 de la Loi sur la preuve au Canada régissant l’utilisation du document électronique comme argument de preuve et permettent à la GRC de porter des accusations d’agression sexuelle et de production de matériel pornographique juvénile contre de 5 à 7 jeunes hommes ayant participé au viol d’une adolescente de 16 ans dans une banlieue de Vancouver.
Les photos de la scène distribuées sur Facebook par l’un d’entre eux après les événements permettent d’identifier et de procéder à l’arrestation des personnes impliquées dans cette histoire dégoûtante. Toutefois, malgré les menaces d’accusation au criminel pour quiconque aurait l’intention de publier ces photos, les policiers demeurent impuissants et observent une augmentation de la diffusion des images de ce viol malgré la collaboration de Facebook pour éradiquer ce contenu. Alarmant vous dites ? Il y a pire ! Comme le mentionnait monsieur Benoît Dupont, Directeur du Centre international de criminologie comparée de l’Université de Montréal, dans une entrevue En semaine avec Michel Désautels diffusée le 6 septembre dernier à la Première Chaîne de Radio-Canada :
« les informations publiées sur les médias sociaux sont persistantes et elles perdurent pendant des années et des années. Elles vont rester en ligne même après une période où l’on n’aura plus envie de partager ces informations-là ».
Cette histoire est immortelle et demeurera gravée comme un hiéroglyphe virtuel dans le cyberespace. On ne peut que compatir avec cette jeune fille, ses amis et ses proches, tous marqués au fer rouge. Les réseaux sociaux changent les relations entre les citoyens ? Certes. Ils facilitent la circulation de l’information, telle qu’elle soit. À mon avis, la méchanceté y est de plus en plus mise en évidence. De parfaits inconnus assoiffés de vengeance, de voyeurisme ou de polémique s’abreuvent à cette source inépuisable de renseignements sensibles à chaque individu.
La médiocrité humaine est un cancre devenu le mouton noir de l’Internet. Espérons que la sévérité des sentences rendues dans ce dossier sera un antidote aux gens qui pensent pouvoir agir en toute impunité sur les réseaux sociaux.













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Commentaires
1. lundi 20 septembre 2010 par Alexandra Garon
2. mardi 21 septembre 2010 par Valentin Callipel
3. mardi 5 octobre 2010 par Cyril Bernier
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