Ce billet est la conséquence d’une promesse morale : celle faite au blogueur Francis Pisani , que je connais pas en dehors de son blogue, et qui sur son blogue s’est engagé à adresser vis-à -vis de tout blogueur souhaitant parler de son livre via le biais d’un billet, une copie gratuite. Et l’engagement a été tenu car j’ai reçu cette semaine le livre en question, « Comment le web change le monde », écrit avec Dominique Piotet. Promesse légale aussi, toutes composantes du contrat étant réunies ici, si ce n’est que le risque de se faire poursuivre est bien minime. Qu’importe, je m’y soumets bien volontairement.
Ce mode de fonctionnement est une nouvelle en soi, un évènement en soi qui est d’autant plus extraordinaire qu’il est en totale cohérence avec le propos du livre. Outre le fait d’être une première, je crois. J’ai bien aimé le livre, et je vais en parler plus tard, mais je suis, je dois l’avouer sous le choc, et le charme, de cette nouvelle façon de faire. Car c’est bien d’une révolution qu’il s’agit et non une simple évolution. Une révolution que l’on voit tout le long du livre et qui se matérialise jusque dans le mode de diffusion, dans la commercialisation du livre.
Pour l’exprimer au mieux, la formule qui m’est apparu en analysant cette méthode de commercialisation, c’est que l’Internet commercial que l’on identifie au « .com » ne veut pas dire ce que l’on croit, à savoir « .com » pour « Commerce ». « .com » veut dire « Communication » et c’est bien vrai dans ce cas. Car le monde du livre et de l’édition qui base son mode d’affaire sur le contrôle de l’exemplaire laisse filer une promesse d’argent assuré en contrepartie d’une approche de communication nouvelle, hardie et, je le crois sincèrement, fructueuse aussi. L’éditeur, et les auteurs, décident donc d’investir 22 euros pour le livre et 7,2 euros pour le frêt, particulièrement lourd évidemment quand on réside comme moi à l’étranger, en faisant un pari sur le fait que la somme des billets, dont celui-ci bien humblement, constituera un levier viral de mise à la connaissance dudit livre. Après information, le succès est d’autant plus prévisible qu’il est limité dans le temps et selon l’information disponible sur le site, et en tout, 230 exemplaires furent adressés.
Bien sûr, ceci ne peut fonctionner que pour certains types de livre et est, je crois, difficilement transposable pour des livres de droit. En revanche, il existe plusieurs exemples de livre que l’on peut acheter alors qu’une version électronique est légalement disponible sur Internet. Je crois que c’est simplement un exemple de plus que l’innovation fulgurante apportée par les nouvelles technologies nous obligent à devenir créatif. À devenir comme le prétendait fort brillamment Michel Serres, plus intelligent dans sa conférence s’intitulant « Les nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive ».
Ce mode de distribution est assurément créatif ; sans aucun doute, sous réserve d’une réussite commerciale que je suppute sans pouvoir la prouver, cette façon de faire est intelligente.
Quant au contenu, tout de même, je me permettrai d’y revenir un peu plus tard.











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