Google fait peur de part la part de marché que l’entreprise a en moins de 10 ans été capable d’obtenir. Il fait peur du fait d’une concurrence inexistante et du contrôle ma fois fort nébuleux que l’entreprise dispose sur l’information d’Internet, tout simplement. Même si l’on peut supputer qu’une partie de cette peur tient du fantasme, il est vrai qu’il y a une part d’inconnu.
Sur le blogue de Hal Varian, Chief Economist de ladite entreprise, on peut au moins lire un début d’explication sur l’importance de garder des traces de l’information du web dans un billet au titre évocateur : « Why Data Matters ? ».
« But in order to come up with new ranking techniques and evaluate if users find them useful, we have to store and analyze search logs. (Watch our videos to see exactly what data we store in our logs.) What results do people click on ? How does their behavior change when we change aspects of our algorithm ? Using data in the logs, we can compare how well we’re doing now at finding useful information for you to how we did a year ago. If we don’t keep a history, we have no good way to evaluate our progress and make improvements. »
Cette déclaration semble être un aveu de l’utilisation de données dont certaines sont possiblement personnelles et même si elles peuvent anonymisées, ce n’est qu’après un délai de 18 à 24 mois.
Cette déclaration est sans doute aussi un aveu d’une possible infraction avec le « vieux droit » basé sur le contrôle des renseignements personnels par l’individu lui-même, comme on l’a vu récemment dans l’affaire http://www.note2be.com, sous réserve d’un consentement.
Mais comme dans bien des cas, on justifie l’utilisation par l’efficacité, la qualité des recherches. ce qui est sans doute vrai.L’utilisation des données n’est donc pas synonyme d’atteinte à la vie privée. Aussi, et conformément à un précédent billet s’intitulant « Information Accountability », peut être aurait-il lieu de changer la façon de gérer les informations.
Actuellement, avec Google, les informations sont utilisées par l’entreprise et le « vieux droit » est bafoué. Ceci ne veut pas dire que cela est grave ou dangereux. Cela veut dire que face à l’impossibilité de le respecter, il gère à leur guise. Aussi, sur la plupart des capsules vidéos qui montrent comment l’entreprise gère la vie privée, il s’agit de solutions a posteriori, à savoir, j’utilise les données mais l’individu peut les retirer si jamais elle dérange. Pour l’avoir testé, il le font d’ailleurs très bien. Sauf que le « vieux droit » - la Loi - ne dit pas cela.
Un exemple de plus, s’il en est, de fracture entre droit et réalité. Un exemple de plus que le débat sur la propriété des renseignements personnels dans la récente affaire française (note2be.com) n’est pas facile à résoudre.








Recommander cet article
Commentaires
Aucun commentaireAjouter un commentaire