Mohammed Alami est étudiant dans le cadre du cours DRT 6903 (Éloise Gratton).
Google Wave, un nouveau produit Google à suivre : prenez Gmail, Blogger, Talk et Google Docs, quatre outils estampillés Google, secouez tout et vous obtenez le futur Google Wave. Durant le Google IO 2009 (fin mai), Google a présenté la version bêta Wave, une plateforme collaborative entièrement en HTML, gratuite et open source. Wave veut se présenter comme une alternative aux communications e-mail actuel.
À la fin octobre, nous en sommes encore aux tests des Webmasters qui ont eu l’occasion d’avoir une invitation. On parle d’une diffusion de masse pour début 2010. Pourquoi tant de bruit, de réserves et surtout d’hésitations de la part du géant informatique ? Simplement parce que ce produit marquera définitivement un tournant dans notre manière de partager nos informations sur le Web.
La Wave en plus d’être une discussion active que l’on peut faire évoluer librement, avec notamment la communication en temps réel façon messagerie instantanée (vous voyez une phrase en cours de rédaction), elle remplace l’email avec ses applications mobiles sur Android et iPhone. On murmure même qu’elle pourrait tuer l’e-mail, Facebook et Twitter à la fois. Et pour rajouter à la confusion, une Wave peut également être publiée dans un billet de blog où les visiteurs pourront la consulter mais également la modifier.
Pour avoir droit à toute cette panoplie de possibilités il y a une contrainte technique majeure : toutes les données doivent se trouver sur les serveurs Google. Bien sûr que c’est pratique comme par exemple pour faire la traduction en ligne des messages instantanés entre deux personnes ne parlant pas la même langue, mais les risques sont élevés.
On se demande comment Google va gérer les questions de sécurité et de vie privée. Il nous faut beaucoup d’insouciance pour leur confier toutes ces informations : documents, communications email, photos, projets...Etc. Rappelons simplement que Gmail a mis 2 à 3 ans avant d’offrir une connexion sécurisée SSL, et même celle-ci présente des failles de sécurité importantes notamment celles qui ont été exposées lors de la conférence de sécurité Defcon il ya un an.
Google est donc en même temps hébergeur, moteur de recherche et transporteur. De plus avec ce produit, il devra gérer la conservation des données et assurer la protection de nos vies privées. Pour les trois activités traditionnelles de Google, il obéit à la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information (LCCJTI), bien que nos mails soient scrutés par le robot pour nous afficher une publicité personnalisée. Pour la protection des vies privées, celui-ci devra se conformer à la loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (1994), le C.C.Q articles 35 36 et 37, ainsi que la charte des droits et libertés (article 5), et d’autres dispositions prévues à cet effet au Québec et au Canada.
Personnellement, j’ai confirmé à Google mon intérêt pour l’accès à Google Wave Developer Sandbox, en acceptant toujours selon la méthode de contrat d’adhésion en Clic wrap les deux conventions concernant les conditions d’utilisation API Google et les conditions de services Google sachant que seul l’article 11 de cette dernière pourrait me donner à réfléchir. Comme d’habitude on prêche par manque de temps et de choix aussi.
Par ailleurs, cette application est un formidable outil pour la gestion de projets en groupes avec un suivi détaillé de l’avancement et un partage des connaissances parfait. Espérons que les employés sauront éviter la fuite d’informations confidentielles, et tenir compte du devoir de loyauté envers l’employeur en l’informant des Waves.












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