J’aime les technologies de l’information. je suis dépendant d’Internet et des courriels ; Facebook est remarquable de puissance ; écrire sur un blogue est une activité singulière au potentiel éducatif véritable ; Twitter m’intrigue, etc.

Cela dit, je demeure également fasciné par l’adolescence qui règne autour de ces technologies dont on prend très facilement pour acquis qu’elles sont forcément bénéfiques pour les activités humaines et notamment pour les affaires.

La nouveauté créé donc de l’émotion. Une émotion qui se traduit notamment dans le fantasme du danger inhérent à ces technologies ; ce qui est faux. Elle se manifeste aussi dans l’efficacité qu’on leur prête très souvent. Ce qui est parfois faux. Souvent donc, le papier est plus efficace, plus facile à gérer, plus sécuritaire, plus socialement accepté.

Il existe mille exemples pour illustrer cette prétention. J’en citerai deux que j’ai découvert cette semaine.

1 - un blogue c’est bien, mais pas pour tout !

J’ai lu le livre « Pourquoi bloguer ? » qui m’a été donné par l’incontournable Michel Leblanc. J’y reviendrai dans un prochain billet, mais si un blogue peut faire vendre, communiquer, provoquer, etc., il ne peut tout faire. Notamment, cela demeure un piètre outil de réflexion.

Réfléchir, c’est individuel et lent. Le contraire d’un blogue.

C’est également un piètre outil de lecture, le papier étant passablement plus efficace que l’écran.

2 - la signature numérique c’est bien, mais pas pour tout le monde !

Exemple de ce matin, j’ai reçu récemment une étude européenne très fouillée sur l’application de la Directive européenne de 1999 sur les signatures électroniques (s’intitulant « Study on the standardisation aspects of eSignatures »). L’étude a notamment été faite pour pallier au fiasco réglementaire qui a suivi la directive et les lois d’application nationales. Car il y a fiasco. Un fiasco occasionné 1) soit par l’absence de standards communs pour les signatures numériques 2) soit lorsqu’il y à de tels standards, par l’immense complexité qui en découle.

Une image vaut mille mots. Voici, page 119, la structure documentaire que cela requiert pour utiliser un tel outil. Un outil qui peut donc être fort pertinent dans certains cas (pdf) et beaucoup trop lourd dans d’autres.

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