Un court billet pour faire référence à deux intéressants articles de Marie-Ève Morasse (Wi-Fi ouvert, Wi-Fi gratuit ? et Réseaux sans fil ouverts : les risques) de La Presse d’hier sur la dangerosité associée à l’utilisation d’un réseau wi-fi non protégé.
Sur le plan du droit, dans le premier article, il n’y a pas grand chose à noter et comme j’ai eu l’occasion de le lui dire, il est difficile de concevoir que l’article 342.1 du Code criminel puisse s’appliquer. En effet, dans la mesure où la mise en place de cette infraction requiert une attitude frauduleuse, attitude qui selon 380 Code criminel sous-entend "supercherie, mensonge ou autre moyen dolosif", l’on voit mal comment cela pourrait s’appliquer ici.
Ceci est sur le plan criminel. Sur le plan civil, il pourrait théoriquement y avoir un recours en dommage et intérêt (1457 C.c.Q.) si l’on est capable de trouver un dommage, tel qu’un ralentissement de la connexion suite à une bande passante surchargée. Mais cela reste très théorique, la preuve tant du dommage que de la faute (à supposer que l’on ai aussi identifié son auteur) n’étant pas évident à faire.
Dans le second papier, on y fait référence à un récent papier sur le blogue de Bruce Schneier que j’ai laissé passé qui y mentionne que selon lui les avantages d’un réseau ouvert sont plus grands que la somme des avantage.
"To me, it’s basic politeness. Providing internet access to guests is kind of like providing heat and electricity, or a hot cup of tea. But to some observers, it’s both wrong and dangerous.
I’m told that uninvited strangers may sit in their cars in front of my house, and use my network to send spam, eavesdrop on my passwords, and upload and download everything from pirated movies to child pornography. As a result, I risk all sorts of bad things happening to me, from seeing my IP address blacklisted to having the police crash through my door.
While this is technically true, I don’t think it’s much of a risk. I can count five open wireless networks in coffee shops within a mile of my house, and any potential spammer is far more likely to sit in a warm room with a cup of coffee and a scone than in a cold car outside my house. And yes, if someone did commit a crime using my network the police might visit, but what better defense is there than the fact that I have an open wireless network ? If I enabled wireless security on my network and someone hacked it, I would have a far harder time proving my innocence."
Un propos de surcroît corroboré par Benoit Gagnon, Chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en sécurité, identité et technologie.
Cela m’a étonné, sans doute victime moi aussi par cette insécurité ambiante qui est souvent véhiculée dès lors que l’on parle d’Internet. Une illustration de plus pour bien distinguer "sécurité" et "perception de sécurité".








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Commentaires
1. vendredi 1er février 2008 par François Senécal
2. vendredi 1er février 2008 par Vincent Gautrais :: http://www.gautrais.com
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