Il y a 10 ans bientôt, est arrivé cet événement dont tout un chacun se rappelle au regard de son quotidien, du lieu où il se trouvait, de la personne rencontrée au moment où les images nous parvinrent pour la première fois. À l’époque, je faisais une chronique hebdomadaire pour cyberpresse sur le droit du commerce électronique et bien que le lien soit pour le moins indirect, je n’avais pas le choix de le densifier, du fait de la prégnance des tours qui tombent. Voici donc ladite chronique écrite justement le 11 septembre 2001 au soir (pdf) (même si publiée le 14) et qui s’intitulait « Commerce électronique et monde de fous ».
En la relisant, et en ce qui a trait au commerce électronique, il me semble que les choses n’ont peut-être pas tant changé que cela. Bien sûr le web 2.0 est arrivé et la place de l’internaute a grandement évolué. Mais le capitalisme rieur est toujours aussi véloce, avec ses critiques qui vont de Warren Buffet aux chercheurs de Ars Industrialis.
Également, en la relisant, cette chronique me faisait penser à une présentation que j’ai eu le plaisir de donner, le 29 avril dernier, lors de l’événement fêtant les 10 ans de la Maîtrise en commerce électronique (UDM / HEC). En effet, je me plaisais a notamment faire état de cette remise en cause désormais si documentée sur le besoin de voir autrement certains fondements du commerce avec, notamment, une revalorisation des sciences sociales. La crise de 2008 apporta une perspective durant quelques mois mais depuis, ..., plus rien. Je conclurais avec cette citation des époux Schiller [1] qui montrèrent en mars 2011, que l’on a peut-être pas tant évolué que cela.
« After the apparent failure of economists to see the possibility of our recent financial crisis, there are emerging signs of greater interest in a balance between specialization and knowledge of findings in other fields, including history, psychology, and sociology. What can the profession do to encourage its members to continue this trend ? Are there supports or incentives that could encourage young economists to have greater investment in reclaiming the title of worldly philosophers ? » (pdf)
[1] Robert J. SHILLER et Virginia M. SHILLER, « Economists as Worldly Philosophers », (March 2011) Cowles Foundation discussion Paper n°1788














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