Vivons-nous dans l’antichambre d’Orwell ?

Agence Québec.Presse Isabelle Burgun 15 février 2017

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Qu’il est simple de nous surveiller. Nous donnons nous-mêmes les clés en acceptant les multiples contrats, souvent sans les lire, pour accéder à l’univers de la vie mobile. Nous sommes entrés dans l’antichambre d’Orwell et de son célèbre 1984 – à moins que ce ne soit Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, ça se discute. Au Québec, l’annonce de la surveillance du journaliste Patrick Lagacé nous a donné un électrochoc, mais pour combien de temps ?

« Le danger vient de la grande opacité des nouvelles technologies. Les révélations de la surveillance sont le fruit d’un concours de circonstances, comme pour les révélations de Snowden. Cela aurait pu continuer, ce qui en fait un sujet d’inquiétude », relève le titulaire de la Chaire L.R. Wilson sur le droit des technologies de l’information et du commerce électronique, Vincent Gautrais.

La surveillance de personnalités publiques et de journalistes ramène le problème des mandats globaux qui peuvent être accordés par une juge de première instance pour donner tout pouvoir aux policiers. « On peut alors s’interroger sur le niveau de connivence de la police et du judiciaire », rappelle le Vincent Gautrais.

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Mis à jour le 16 février 2017 à 10 h 02 min.