Droit(s) et Street Art – De la transgression à l’artification

Street Art: présentation du droit nord-américain, BNF (Paris) Lien vers l'événement
14 octobre 2016

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Le street art, ou art urbain, est un courant artistique né dans les années 1960/1970 aux Etats-Unis à la suite de l’apparition de la bombe aérosol. Cette forme d’expression repose sur l’idée que l’artiste plasticien intervient dans l’espace public et sur des supports, publics ou privés, qui ne lui appartiennent pas. Originellement, il s’agit de l’expression d’une revendication de liberté et d’une révolte contre le système marchand et politique. La réponse du droit n’a été que pénale. Aujourd’hui, la réception de cette forme d’expression artistique par les historiens de l’art et par le marché est certaine. Les institutions culturelles multiplient les expositions consacrées à l’art urbain. Les commissaires-priseurs offrent les ventes d’oeuvres d’art urbain et de nombreuses galeries soutiennent le travail des graffeurs.

Une telle évolution invite à dépasser l’appréhension juridique du street art par le seul droit pénal afin d’en apprécier toutes les implications. Le street art interroge différentes branches du droit : s’agit-il d’un délit de graffiti ou d’une oeuvre de l’esprit ? Faut-il distinguer les graffitis des tags ? Si oeuvre il y a, qui est propriétaire de l’oeuvre : l’artiste ou le propriétaire du support ? Comment s’applique le droit moral de l’auteur pour ces oeuvres souvent anonymes ? Le propriétaire du support peut-il détruire l’oeuvre ou la vendre ? Quelles sont les conséquences du caractère éphémère de l’oeuvre ? Le droit de la propriété intellectuelle permet-il de protéger l’artiste ? Pour répondre à ces questions, le colloque entend confronter les différents points de vue. Compte tenu de l’importance croissante de cet art et des questions juridiques qu’il soulève, ce sujet s’impose afin de permettre une meilleure compréhension de ce phénomène.

Mis à jour le 8 février 2017 à 15 h 03 min.